Le stress
Vivre avec un TDAH, ce n’est pas seulement « être distrait » ou « bouger beaucoup ».
Le stress est souvent omniprésent : peur d’échouer, sentiment de décalage, surcharge sensorielle…
Pourtant, quand on comprend ce qui se passe à l’intérieur, il devient beaucoup plus facile d’accompagner la personne – enfant, ado ou adulte.
Les 5 grandes phases du stress chez une personne TDAH
Le stress n’arrive pas « d’un coup ». Chez une personne TDAH, il suit souvent un cycle avec plusieurs étapes.
Phase d’anticipation : « Et si je n’y arrive pas ? »
Montée de l’anxiété avant une situation : devoirs, contrôle, rendez-vous, appel téléphonique, prise de parole…
Les pensées envahissantes :
- « Et si j’oublie ? »
- « Et si je me trompe ? »
- « Et si on se moque de moi ? »
Risque de procrastination ou d’évitement : la personne repousse la tâche pour échapper au stress.
À ce stade, la personne n’est pas « de mauvaise volonté » : elle est inquiète.
Phase d’accumulation : le trop-plein
Les stimulations s’ajoutent : bruit, lumières, sollicitations, consignes multiples, imprévus…
Difficulté à prioriser : tout semble urgent, tout semble important.
Signes possibles :
- agitation, nervosité ;
- irritabilité ;
- difficultés à écouter jusqu’au bout ;
- erreurs d’étourderie plus fréquentes.
Le cerveau TDAH est en surcharge mentale et sensorielle.
Phase de débordement : la crise
Quand la surcharge devient trop forte, c’est le débordement.
Réactions émotionnelles intenses :
- crise de colère, pleurs, cris ;
- ou au contraire repli complet (« shutdown »).
- Sensation de perte de contrôle.
Comportements jugés « disproportionnés » par l’entourage.
Chez l’enfant :
L’ opposition, cris, « non » systématiques, objets jetés, pleurs incontrôlables.
Chez l’adulte :
La colère, paroles qui dépassent la pensée, rupture de communication, effondrement émotionnel.
Ce n’est pas un caprice : c’est un cerveau qui n’arrive plus à gérer.
Phase de récupération : la retombée
Après la crise, le corps et le cerveau ont besoin de récupérer.
- Fatigue importante, parfois épuisement.
- Besoin de calme, d’isolement ou de cocon rassurant.
- Difficulté à reprendre une activité normale immédiatement.
Culpabilité fréquente :
- « J’ai exagéré »
- « Je suis nul(le) »
- « J’aurais dû faire mieux »
Cette phase est essentielle : sans vrai temps de récupération, le cycle repart plus vite.
Phase de retour à l’équilibre : reprendre son souffle
Peu à peu, la tension redescend.
- Les émotions se stabilisent.
- La capacité d’attention revient.
- La personne redevient disponible pour échanger ou travailler.
C’est un bon moment pour :
- rassurer,
- valoriser les efforts,
- réfléchir à ce qui pourra aider la prochaine fois.
Les signes de stress
changement de comportement
fatigue
douleurs au ventre
crise en fin de journée
Maux de tête
difficulté à se concentrer
Ce que le parent peut faire
En amont (anticipation)
- expliquer ce qui va se passer avec des mots simples ;
- utiliser des routines visuelles (planning, pictogrammes) ;
- découper les grosses tâches en petites étapes.
Quand la charge augmente (accumulation)
- réduire les sources de bruit ou de distraction ;
- proposer une pause avant que la crise n’éclate ;
- demander : « Qu’est-ce qui est le plus difficile pour toi, là, tout de suite ? »
Après la crise (récupération)
- laisser le temps à l’enfant de souffler ;
- proposer un câlin, un verre d’eau, un moment rassurant si l’enfant le souhaite ;
- remettre les explications et les règles à plus tard.
Une fois apaisé (retour à l’équilibre)
- Revenir sur l’événement sans jugement :
« Qu’est-ce qui t’a le plus stressé ? »
« Qu’est-ce qui aurait pu t’aider ? »
- Trouver ensemble une petite stratégie pour « la prochaine fois » (mot secret, carte de pause, objet rassurant…).
Phase de retour à l’équilibre : reprendre son souffle
Peu à peu, la tension redescend.
- Les émotions se stabilisent.
- La capacité d’attention revient.
- La personne redevient disponible pour échanger ou travailler.
C’est un bon moment pour :
- rassurer,
- valoriser les efforts,
- réfléchir à ce qui pourra aider la prochaine fois.
Sécuriser la personne TDAH
L’enfant, l’ado ou l’adulte TDAH ne choisit pas d’être plus sensible au stress. En revanche, l’entourage peut faire une énorme différence :
- en comprenant le fonctionnement du stress chez le TDAH,
- en repérant les phases clés,
- en ajustant l’environnement plutôt qu’en culpabilisant la personne.
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