Diagnostics et démarches

 

Pourquoi faire diagnostiquer le TDAH ?

Obtenir un diagnostic de TDAH est une étape essentielle pour comprendre les difficultés vécues au quotidien et mettre en place un accompagnement adapté.

Ce diagnostic ne vise pas à “coller une étiquette”, mais à donner du sens aux comportements observés, et à ouvrir la voie à des solutions concrètes.

 

Beaucoup de familles consultent lorsqu’elles observent chez leur enfant :

  • un manque d’attention récurrent,

  • une grande agitation ou impulsivité,

  • des difficultés scolaires malgré des capacités,

  • une fatigue ou une souffrance liée à la perte de confiance.

Chez l’adulte, la démarche vient souvent après un parcours d’incompréhension : désorganisation chronique, oublis, troubles émotionnels, sentiment d’être “toujours à la traîne”.


Le diagnostic permet alors d’apaiser la culpabilité et de retrouver une meilleure estime de soi.

Sur quels critères s’appuyer ?

Actuellement, deux classifications catégorielles sont majoritairement utilisées : l’international Classification of Diseases 11 Revision (ICD-11 ; World Health Organisation, 2022) et le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 5Edition, Text Revision (DSM-5-TR ; American Psychiatric Association, 2022).

Ces deux systèmes de classification sont largement utilisés, mais leurs critères diagnostiques présentent des différences.

Comparaison des classifications

Les classifications DSM-5-TR (2022) et l’ICD-11 (2022) sont les plus utilisées en France. Cependant, il existe des différences entre elles qui influent directement la pratique clinique. Dans la littérature, ils est recensé trois différences entre le DSM-5-TR (2022) et la ICD-11 (2022) (gOMEZ ET AL;, 2023).

  1. le nombre de critères diagnostiques
  2. la clarté et la standardisation des seuils de diagnostic
  3. le regroupement des symptômes

Alors que le DSM-5-TR (2022) liste neuf symptômes liés à l’inattention (IA), l’ICD-11 (2022) en présente onze. Cette différence résulte de la subdivision de certains critères.

Par exemple, le DSM-5-TR (2022) regroupe en un seul item l’inattention aux détails et les erreurs d’étourderie, alors que l’ICD-11 (2022) les dissocie en deux symptômes distincts : « manque d’attention aux détails » et « fait des erreurs d’étourderie ». De plus, l’ICD-11 (2022) introduit le rythme cognitif lent, actuellement renommé en syndrome de désengagement cognitif (Beker et al., 2023), absent dans le DSM-5-TR.

Les bons interlocuteurs et le déroulé du diagnostic TDAH

Vers qui se tourner ?

Le diagnostic du TDAH est posé par un médecin formé à ce trouble, souvent en collaboration avec d’autres professionnels.

Selon l’âge et la situation, il peut s’agir :

  • d’un pédopsychiatre (pour les enfants et adolescents),
  • d’un neuropédiatre,
  • d’un psychiatre (pour les adultes),
  • ou encore d’un centre hospitalier spécialisé.

Les psychologues et neuropsychologues peuvent réaliser des bilans complémentaires (attention, mémoire, fonctions exécutives) pour aider à confirmer le diagnostic.

Comment se déroule l’évaluation ?

L’évaluation se fait en plusieurs étapes :

1 – Entretien clinique : recueil de l’histoire de la personne, des comportements observés, du contexte familial et scolaire ou professionnel.

2 – Questionnaires standardisés : remplis par les parents, enseignants ou le patient lui-même.

3 – Bilan neuropsychologique : tests de concentration, mémoire, impulsivité.

4 – Synthèse médicale : le professionnel croise les données et confirme (ou non) la présence d’un TDAH.

Ce processus est souvent long, mais il garantit un diagnostic précis et différencié d’autres troubles (anxiété, haut potentiel, troubles des apprentissages…).

Et après le diagnostic ?

Une fois le TDAH confirmé, plusieurs pistes d’accompagnement peuvent être proposées :

  • Psychoéducation : mieux comprendre le trouble et ses impacts.

  • Suivi psychologique ou coaching : apprendre à gérer l’attention, les émotions et l’organisation.

  • Aménagements scolaires ou professionnels : temps supplémentaires, outils de planification, environnement adapté.

  • Traitement médicamenteux (si nécessaire), sous supervision médicale.

 

Le diagnostic du TDAH est un point de départ, pas une fin. C’est une clé de compréhension qui permet à chacun — enfant, parent, adulte — de mieux vivre avec son fonctionnement et de déployer son potentiel.

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